La question de la circulation des trottinettes électriques sur les trottoirs revient fréquemment, surtout dans un contexte urbain où la mobilité douce gagne du terrain. Pourtant, le cadre réglementaire français est clair et restrictif : la circulation des engins motorisés, dont font partie les trottinettes électriques, est interdite sur les trottoirs. Cette interdiction vise à garantir la sécurité des piétons, considérés comme les usagers les plus vulnérables de l’espace public. Reste à savoir dans quelles conditions exactes cette règle s’applique, quelles sont les exceptions, et quelles sanctions encourent les contrevenants.
L’article en bref
Rouler en trottinette sur le trottoir demeure interdit en France, une règle essentielle pour protéger les piétons, tandis que d’autres espaces restent accessibles aux EDPM. Clarté et sécurité guident cette réglementation stricte.
- Interdiction ferme sur trottoir : Les trottinettes électriques ne peuvent circuler sur les trottoirs.
- Espaces dédiés : Circulation autorisée sur pistes cyclables et routes limitées à 50 km/h.
- Stationnement réglementé : Garer sa trottinette sur trottoir est toléré si cela ne gêne pas.
- Sanctions applicables : Amende de 135 € pour circulation illicite sur trottoir.
Une bonne connaissance de ces règles permet de concilier mobilité douce et sécurité en milieu urbain.
Pourquoi la loi interdit-elle la circulation des trottinettes électriques sur les trottoirs ?
Depuis le décret n°2019-1082, les trottinettes électriques font partie des Engins de Déplacement Personnel Motorisés (EDPM) qui ne peuvent en aucun cas circuler sur les trottoirs. Cette mesure a pour objectif principal de protéger les piétons, qui utilisent ces espaces comme sanctuaires de sécurité, loin des dangers liés aux véhicules motorisés. En ville, où la densité piétonnière est élevée, préserver cet espace est crucial, car une collision avec une trottinette lancée à une vitesse souvent importante peut entraîner de graves blessures.
Les trottoirs restent cependant accessibles aux engins non motorisés, tels que les trottinettes classiques, les rollers ou les skateboards. Ces derniers sont assimilés à des piétons du point de vue de la réglementation et doivent respecter une allure modérée, inférieure à 6 km/h. Pour les EDPM motorisés, la législation est sans appel. Même si certains maires pourraient envisager des dérogations sur des partie spécifiques du trottoir, en pratique, aucune ville n’a franchi ce pas à ce jour.
Zones autorisées pour circuler en trottinette électrique selon le code de la route
La circulation en trottinette électrique est dédiée principalement aux pistes cyclables lorsqu’elles existent. En cas d’absence de ces aménagements, il est permis de circuler sur la chaussée des routes limitées à 50 km/h. En agglomération, cette règle favorise l’intégration des EDPM dans le trafic automobile modéré tout en évitant la cohabitation dangereuse avec les piétons. L’usage des aires piétonnes est aussi possible, à condition de respecter une vitesse maximale de 6 km/h et de toujours céder la priorité aux piétons.
En dehors des zones urbaines, les pilotes peuvent utiliser les pistes cyclables, les voies vertes, ainsi que certaines routes autorisées jusqu’à 80 km/h si les conditions de sécurité sont remplies, notamment le port du casque et des équipements réfléchissants. La circulation sur des voies privées reste une alternative en cas d’indisponibilité des infrastructures publiques adaptées.
Stationner sa trottinette sur le trottoir : ce qu’il faut savoir
Alors que la circulation y est proscrite, le stationnement des trottinettes électriques sur trottoir est généralement toléré, à condition de ne pas entraver le passage des piétons. Dans certaines grandes villes comme Paris, le maire a instauré une interdiction stricte assortie d’une amende de 49 €. Cette mesure accompagne la création de zones dédiées au stationnement des vélos et trottinettes, favorisant ainsi une gestion ordonnée de ces engins dans l’espace urbain.
Des villes comme Lyon, Marseille ou Villeneuve-Loubet proposent aussi des emplacements réservés, répondant aux besoins croissants des usagers tout en limitant les désagréments visuels et sécuritaires causés par un stationnement anarchique. Pour circuler en toute légalité, mieux vaut donc anticiper et utiliser ces zones lorsque c’est possible.
Quelles sanctions en cas de circulation illégale sur les trottoirs ?
Outre le rappel répété des règles de circulation dans le code de la route, les autorités disposent d’outils répressifs bien définis. Rouler en trottinette électrique sur un trottoir expose l’usager à une contravention pouvant aller jusqu’à 135 €. Une sanction qui souligne la gravité accordée à cette infraction, visant à dissuader les comportements dangereux.
Cette amende est souvent minorée à 90 € en cas de paiement rapide, mais peut également être majorée à 375 € si le paiement est tardif. Ce cadre financier vise à renforcer la sensibilisation des utilisateurs au respect des règles, dans l’intérêt de tous les usagers vulnérables.
Règles complémentaires pour la sécurité et la conformité
Outre les restrictions de circulation, plusieurs obligations encadrent l’usage des trottinettes électriques :
- Âge minimum : 12 ans pour pouvoir conduire légalement un EDPM.
- Équipements obligatoires : système de freinage, sonnette, éclairage avant et arrière, réflecteurs latéraux, et limiteur de vitesse fixé à 25 km/h.
- Port du casque : fortement recommandé en ville, obligatoire hors agglomération.
- Respect de la vitesse : ne pas dépasser 25 km/h, notamment dans les zones où les pistes cyclables sont partagées.
Ces exigences renforcent la sécurité, tout en réduisant les risques d’accidents et les conflits d’usage dans l’espace urbain. Pour approfondir ces consignes, il est utile de consulter des guides spécialisés, notamment des contenus dédiés à la sécurité des trottinettes électriques.
Tableau synthétique des règles de circulation
| Type d’engin | Circulation sur trottoir | Circulation sur piste cyclable | Circulation sur route |
|---|---|---|---|
| Trottinette électrique | Interdite | Autorisé | Autorisé (routes ≤ 50 km/h) |
| Trottinette classique (non motorisée) | Autorisé (vitesse modérée) | Autorisé | Déconseillé |
| Autres EDPM (gyropode, hoverboard, monoroue) | Interdit | Autorisé | Autorisé (routes ≤ 50 km/h) |
Des comportements à adopter pour une mobilité urbaine responsable
La trottinette électrique s’inscrit dans la modernisation de la mobilité urbaine, offrant agilité et gain de temps. Toutefois, son usage implique le respect des règles de circulation afin que tous les usagers cohabitent de manière sécuritaire. Respecter la réglementation sur l’interdiction de circuler sur le trottoir, porter un équipement conforme et privilégier les infrastructures adaptées sont autant d’attitudes responsables qui favorisent une meilleure intégration des EDPM.
Ces bonnes pratiques participent non seulement à réduire les risques d’accidents, mais aussi à améliorer la perception collective de ces engins, souvent critiqués à cause des infractions fréquentes. Pour se tenir informé et adopter les gestes sécuritaires, il est conseillé de suivre des ressources spécialisées, comme les conseils pour circuler en trottinette électrique en respectant la loi.
Peut-on rouler en trottinette électrique sur le trottoir ?
Non, la circulation des trottinettes électriques sur les trottoirs est interdite en France pour protéger les piétons.
Quelle amende en cas de non-respect ?
Une amende pouvant aller jusqu’à 135 € est prévue pour les infractions à cette règle.
Les trottinettes non motorisées peuvent-elles circuler sur les trottoirs ?
Oui, mais à allure très modérée et sans gêner les piétons.
À partir de quel âge peut-on utiliser une trottinette électrique ?
L’âge minimum légal est fixé à 12 ans.
Quels équipements sont obligatoires pour une trottinette électrique ?
Freins, sonnette, éclairage, réflecteurs et limiteur à 25 km/h sont obligatoires.




